Biographie

Qui est Mory CONDE?

Monsieur Mory CONDÉ est un homme d’État et homme politique guinéen, acteur de développement rural, entrepreneur et haut responsable public, dont le parcours est marqué par un engagement constant au service du développement communautaire, de la gestion des urgences humanitaires et catastrophes sanitaires, de la gouvernance démocratique, de la modernisation de l’administration et de la transformation du cadre de vie des citoyens.

Originaire de Kankan, il a progressivement gravi les échelons, des initiatives de base, d’organisation local guinéenne à organisation internationale, du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, au Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire Chargé de la Récupération des Domaines Spoliés de l’État, et depuis le 04 février 2026 Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.

Diplômé de l’Université Julius Nyerere de Kankan, Mory CONDÉ est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en philosophie politique et d’une licence en chimie de l’environnement.

Il complète ce cursus par une maîtrise en « Cadre supérieur en développement » (CSD), une certification en management et gestion des conflits obtenue à Columbia University (New York), un diplôme en management et gestion de projets de développement délivré par le Galilee International Management Institute (Tel‑Aviv, Israël), une certification en planification obtenue auprès de l’ICPS à Londres (RU), ainsi qu’un Master en coopération internationale et aide humanitaire obtenu en Espagne. En 2015, il bénéficie par ailleurs du programme d’échanges du Département d’État américain (IVLP – International Visitor Leadership Program), au cours duquel il suit des cours et effectue des stages dans cinq prestigieuses universités sur le management, la gestion des conflits et le leadership. Il détient également un Master en santé publique et poursuit un doctorat en management des services publics. Parallèlement à ces formations universitaires, il est professeur de N’ko et s’est impliqué dans plusieurs projets de transcription de textes de lois et de règlements en caractères N’ko et Baliku, dans le cadre de programmes d’alphabétisation communautaire visant à rapprocher le droit et l’information publique des populations non francophones.

Ce profil académique pluridisciplinaire, à l’intersection de la philosophie politique, des sciences de l’environnement, du développement, de la gestion des conflits, de la santé publique et de la coopération internationale, lui confère une capacité singulière à concevoir des politiques publiques articulant rigueur technique, sens de l’équité sociale et vision stratégique de long terme.

Premiers engagements : société civile et développement communautaire

Très tôt engagé dans la vie associative, il débute en 2005 comme animateur local de prévention des IST/VIH à Kankan, puis comme pair éducateur pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il rejoint ensuite l’Association d’Appui pour le Développement des Initiatives Communautaires (ADIC) où il occupe successivement les fonctions d’assistant administratif, assistant du coordonnateur, animateur communautaire, superviseur et chargé de projet.

Dans ce cadre, il contribue à la mise en œuvre de programmes majeurs portant sur la démocratie et la bonne gouvernance, la protection de l’enfance, l’éducation, l’appui aux filières agricoles et la réforme du secteur de la sécurité, en partenariat avec des institutions telles que l’USAID, la Banque mondiale et plusieurs ONG internationales. Cette immersion prolongée dans les réalités communautaires forge son expertise en diagnostic participatif, mobilisation sociale et planification locale.

C’est dans cette dynamique qu’il cofonde AGIL Guinée, devenue AGIL International, organisation qui s’imposera comme un acteur de référence en gouvernance locale, santé communautaire, participation citoyenne et développement territorial en Guinée, Mauritanie, RDC, RCA, etc…

Décentralisation, développement local et gouvernance territoriale

Au sein du Programme d’Appui aux Communautés Villageoises (PACV), financé par la Banque mondiale, Mory CONDÉ agit comme agent de développement local auprès des communes urbaines et rurales. Il les accompagne dans la réalisation de diagnostics socio‑économiques participatifs, l’élaboration de Plans de Développement Local (PDL) et de Programmes Annuels d’Investissement (PAI), contribuant ainsi à institutionnaliser la planification participative et à renforcer les capacités des exécutifs locaux.

Il prend part aux travaux d’élaboration puis de révision du Code des collectivités décentralisées, en plaidant pour une meilleure clarification des blocs de compétences transférées aux collectivités, l’intégration explicite de la santé communautaire comme compétence locale, et une plus grande cohérence entre dépenses publiques, responsabilités locales et contrôle citoyen. En parallèle, il s’implique dans des plateformes de la société civile consacrées à la bonne gouvernance, à la transparence et à la lutte contre la corruption.

Processus électoraux et éducation civique

Certifié formateur sur le cycle électoral, il participe à la conception et à la mise en œuvre de dispositifs d’observation électorale et de renforcement des capacités des acteurs des scrutins. Il coordonne des opérations de formation d’agents électoraux, de sensibilisation des citoyens, notamment des jeunes, et de promotion de la participation.

À travers un Centre d’Éducation Civique et Électorale, il élabore et anime des modules sur les droits et devoirs du citoyen, l’importance du vote, la transparence et l’intégrité du processus électoral. Il contribue ainsi à renforcer la culture démocratique et à restaurer la confiance dans les institutions électorales.

Santé communautaire, système de santé et ripostes aux crises sanitaires

En tant que spécialiste de santé communautaire, Mory CONDÉ joue un rôle déterminant dans

la conception et la mise en œuvre de la Politique nationale de santé communautaire de la Guinée, aux côtés du ministère de la Santé et de partenaires comme l’USAID, l’UNICEF et l’OMS. Il participe à la définition des orientations stratégiques, à la structuration des rôles des agents de santé communautaire et des comités de santé, ainsi qu’à la production d’outils, de manuels et de référentiels pour les acteurs de terrain.

Sa connaissance détaillée de la pyramide sanitaire – du niveau communautaire aux structures-hospitalières régionales et nationales – lui permet d’accompagner directions régionales, directions préfectorales et collectivités dans l’intégration de la santé communautaire dans les plans de développement local et les budgets communaux. Il promeut une approche de co‑responsabilité entre État, collectivités, structures sanitaires et communautés.

Pendant l’épidémie d’Ebola, en tant que Directeur exécutif d’AGIL International, il conçoit et met en œuvre des stratégies de mobilisation sociale et de communication de risque adaptées aux contextes locaux, crée et anime des plateformes de coordination communautaire, mobilise leaders religieux, jeunes, femmes et survivants, et contribue à la mise en place de mécanismes de surveillance communautaire dans les zones à forte transmission. Mandaté par une plateforme dirigée par UNMEER, il élabore une stratégie transfrontalière de riposte Guinée–Sierra Leone, articulant analyse épidémiologique, concertation et harmonisation des pratiques aux frontières.

Après la crise, il oriente AGIL vers la résilience post‑Ebola, en appuyant la réinsertion socio‑économique des survivants, en luttant contre la stigmatisation, en consolidant les structures communautaires et en intégrant durablement la santé communautaire dans lesinstruments de planification locale. Lors de la pandémie de Covid‑19, il met à profit ce capital d’expérience pour soutenir les efforts de prévention, de communication et de vaccination, dans le cadre de l’intégration du vaccin anti‑Covid‑19 dans le Programme élargi

de vaccination.

Maîtrise du système onusien et des grandes agences de développement

À travers ses responsabilités au sein d’ONG, de programmes de développement et de structures nationales, Mory CONDÉ acquiert une connaissance approfondie du fonctionnement du système des Nations Unies (PNUD, OMS, UNICEF, OIM, HCR, ONU‑Habitat…) et des grandes agences bilatérales et multilatérales (USAID, UKAid, Banque mondiale, etc.). Il conçoit et met en œuvre de nombreux projets financés par ces institutions, en Guinée et dans la sous‑région, dans les domaines de la santé, de la gouvernance, de la jeunesse, de l’urbanisme et de la gestion foncière.

Son leadership dans la riposte à Ebola est reconnu jusqu’au niveau du Secrétariat général des Nations Unies, qui l’invite à une conférence de mobilisation des ressources pour les pays affectés par l’épidémie. Par la suite, en tant que ministre, il poursuit ce dialogue structuré avec ONU‑Habitat, l’OIM, l’OMS, l’UNICEF, la Banque mondiale et d’autres partenaires techniques et financiers, notamment sur les questions urbaines, de logement, de gestion des risques et de planification territoriale.

Esprit d’entreprise et initiatives privées

Parallèlement à ses engagements associatifs et institutionnels, Mory CONDÉ développe une activité entrepreneuriale significative. En 2013, il cofonde l’entreprise ETA et crée une unité de fabrication de brouettes dénommée « Tencora », visant à promouvoir une chaîne de valeur locale autour d’un outil indispensable aux chantiers et aux activités de transport de proximité.

En 2018, il entre au capital du groupe Nostalgie, acteur majeur du paysage médiatique guinéen, dont il devient l’actionnaire principal en 2020. Bien avant cela, il avait contribué, en tant que free‑lance, à la conception et à la structuration du site internet de Nostalgie Guinée, illustrant son intérêt pour les médias et les technologies de l’information.

Avant son entrée au gouvernement, il est ainsi promoteur de plusieurs petites et moyennes entreprises et actionnaire dans d’autres structures, notamment dans les secteurs des services, de la communication et de l’immobilier et dans les prestations intellectuelles. Cette expérience renforce sa compréhension des réalités du secteur privé, des besoins de financement des entreprises, de la création d’emplois et de la valeur ajoutée. Conformément aux exigences d’éthique publique, il se retire de l’actionnariat de ses entreprises en 2021, au moment de son entrée au gouvernement, afin d’éviter tout conflit d’intérêts et de se consacrer pleinement à l’exercice de ses responsabilités publiques.

Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Le 27 octobre 2021, Mory CONDÉ est nommé Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). À la tête de ce département stratégique pour la transition, il place au cœur de son action la décentralisation effective, la déconcentration de l’État, la professionnalisation de l’administration territoriale et la modernisation du cadre juridique et institutionnel des collectivités.

Son mandat est marqué par l’élaboration et l’adoption de la Charte de la déconcentration, qui précise les rôles respectifs des administrations centrales et des services déconcentrés, renforce les attributions et les moyens des représentants de l’État (gouverneurs, préfets, sous‑préfets) et définit les modalités d’appui aux collectivités locales. Il impulse l’adoption de nouveaux textes régissant l’administration territoriale, comblant un vide normatif et actant le passage d’une administration de commandement à une administration de développement. Il porte la loi sur le régime de l’état civil, visant à moderniser et sécuriser l’enregistrement des faits d’état civil sur l’ensemble du territoire, ainsi que la loi relative à l’identification des personnes physiques, qui pose les bases d’un système moderne d’identification au service de la planification, de la sécurisation des droits et de l’organisation des scrutins. Il défend la loi portant statut des fonctionnaires des collectivités locales, permettant aux collectivités de recruter leurs propres ressources humaines techniques et de professionnaliser leur administration, ainsi que les lois portant création de 20 nouvelles collectivités rurales et de 13 nouvelles communes dans la ville de Conakry, ajustant la carte territoriale aux réalités démographiques et urbaines.

Sur le plan institutionnel, il initie la création de l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaires (ANGUCH), chargée de coordonner la préparation et la réponse de l’État aux urgences et catastrophes et de dialoguer avec les partenaires techniques et financiers. Il crée également l’Office National de l’État Civil et de l’Identification (ONECI), bras technique de l’État pour la réforme et la modernisation de l’état civil et de l’identification, et conçoit le Programme National de Recensement Administratif à Vocationd’État Civil (PN‑RAVEC), destiné à recenser de manière exhaustive la population, fiabiliser les données d’état civil et constituer une base de données unifiée permettant de croiser état civil, identification et fichier électoral. Dans la même dynamique de modernisation de l’appareil administratif territorial, il engage la rénovation en profondeur des sièges des gouvernorats du pays, offrant ainsi aux administrateurs territoriaux un cadre de travail moderne, fonctionnel et digne des missions qui leur sont confiées.

Toujours au MATD, il prend l’initiative de doter la capitale d’une solution moderne et durable de gestion des déchets solides, en engageant la création d’un centre d’enfouissement technique à Baritodé, dans la périphérie de Conakry, et en mobilisant, avec l’appui de l’Union européenne, des financements de plusieurs dizaines de millions d’euros pour transformer la gestion des déchets urbains. Parallèlement, il fait de la mobilisation des ressources et de leur mise à disposition effective aux collectivités territoriales un levier central de la décentralisation, en œuvrant à l’augmentation et à la sécurisation des transferts financiers au profit des communes urbaines et rurales ; grâce à cette dynamique et au renforcement des capacités des collectivités dans la planification et l’exécution budgétaire, le ministère bénéficie d’un appui conséquent de la Banque mondiale en soutien aux réformes de la gouvernance locale et au financement des investissements de proximité, consolidant ainsi le rôle des collectivités comme véritables maîtres d’ouvrage du développement à la base.

Sur le plan symbolique et disciplinaire, il marque son passage par un travail de revalorisation de la fonction d’administrateur territorial : par arrêté, il rend obligatoire le port de la tenue de travail et de la tenue de cérémonie pour les gouverneurs, préfets et sous‑préfets, et organise leur dotation en uniformes et attributs officiels, afin d’harmoniser les pratiques, de renforcer l’image de l’État et de consolider le sentiment d’appartenance au corps. Pour la première fois dans l’histoire administrative récente du pays, un ministre décide également de doter l’ensemble des sous‑préfets de véhicules de service afin de renforcer leur mobilité, leur présence sur le terrain et leur capacité de suivi rapproché des réalités communautaires ; à cet effet, Mory CONDÉ lance, à travers un appel d’offres ouvert et transparent, un vaste programme d’acquisition de plus de 700 véhicules destinés aux structures de l’administration territoriale, marquant une rupture avec la précarité logistique qui affectait jusque‑là l’efficacité de l’action de l’État au niveau local.

En parallèle, il organise de larges rencontres d’appropriation des réformes avec les gouverneurs, préfets, sous‑préfets et directeurs régionaux, afin de s’assurer que les représentants de l’État maîtrisent leurs nouvelles attributions et responsabilités.

Sur le plan politique, il joue un rôle central dans la conduite du dialogue durant la transition.

Il participe à l’installation d’un cadre de concertation inclusif, puis d’un cadre de dialoguepolitique inclusif inter‑guinéen, placé sous la présidence du Premier ministre, et maintient une offre permanente de dialogue à l’endroit des partis politiques et des Forces vives, considérant la concertation comme le pilier d’un retour apaisé à l’ordre constitutionnel.

Au niveau régional et international, il représente le gouvernement dans les échanges avec la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations Unies sur le chronogramme de la transition, les prérequis techniques (recensements, état civil, identification, fichier électoral, nouvelle Constitution, lois organiques) et les garanties d’élections pluralistes. Il défend notamment la création d’un groupe de soutien à la transition associant UA, CEDEAO, Nations Unies et partenaires techniques et financiers.

Dans le même temps, il se trouve en première ligne de la gestion des mouvements sociaux et des manifestations de rue. S’appuyant sur le cadre légal, il rappelle l’interdiction des manifestations non autorisées sur la voie publique et la nécessité d’utiliser des espaces dédiés pour préserver l’ordre public, la sécurité des citoyens et la continuité des activités, tout en appelant constamment au dialogue et au retour des acteurs dans les cadres institutionnels.

Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire Chargé de la Récupération des Domaines Spoliés de l’État

Le 13 mars 2024, Mory CONDÉ est nommé Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la récupération des domaines spoliés de l’État. À ce poste, il engage une refonte profonde de la politique urbaine et foncière, alignée sur la vision présidentielle et le Programme de développement socio‑économique durable et responsable «Simandou 2040 ».

Sur le plan de l’aménagement et de la mobilité, il repositionne le Ministère de l’Urbanisme au cœur de la politique de la ville. La presqu’île de Kaloum devient la vitrine de cette nouvelle approche, avec le réaménagement de l’avenue de la République, la modernisation des boulevards stratégiques et l’amélioration de l’accessibilité du centre administratif. L’Avenue du Port, reliant Tombo au Port autonome de Conakry, est reconfigurée en voie 2×2 intégrant parkings, trottoirs élargis, espaces de loisirs et aires de restauration, illustrant une conception intégrée de la voirie comme espace de vie.

En périphérie, l’autoroute 2×2 voies Sonfonia–Samatran, dans la préfecture de Dubréka, et le bitumage des voiries de Labé et Kankan s’inscrivent dans le corridor Sud de Simandou 2040, contribuant à un meilleur équilibre du développement territorial. Dans les quartiers populairesde Conakry (Minière, Hamdallaye, Sangoyah, etc.), des voiries de proximité sont réalisées pour désenclaver les zones longtemps oubliées, réduire les vulnérabilités liées aux saisons pluvieuses et améliorer concrètement le quotidien des habitants.

En matière de logement, il relance la politique de l’habitat social : à Sonfonia Lac, 29 hectares sont aménagés pour des logements sociaux destinés en priorité aux ménages à faibles revenus, avec une première phase de 280 logements ; à Keitaya (Dubréka), 460 appartements viennent structurer une urbanisation périphérique décente, offrant une alternative à la saturation de la capitale. Parallèlement, il pilote un vaste programme national de construction de cités des fonctionnaires dans les 33 préfectures. L’objectif est de remplacer les anciens logements de fonction délabrés par des cités modernes, offrant aux agents publics un cadre de vie digne, sécurisé et adapté, condition indispensable pour leur stabilisation dans les zones d’affectation et pour l’amélioration durable de la qualité du service public.

En 2025, après mobilisation des ressources et finalisation des études techniques, il lance effectivement les travaux de dix premières cités administratives pilotes, notamment à N’Zérékoré, Kankan, Siguiri, Faranah, Guéckédou, Boké, Labé, Coyah, Forécariah, ainsi qu’à Conakry (Kaloum). Ces chantiers, confiés à l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU) en maîtrise d’ouvrage déléguée, sont appelés à servir de modèles pour l’extension progressive du programme à l’ensemble des 33 préfectures, en cohérence avec les objectifs de Simandou 2040.

Sur le plan foncier, il coordonne la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales en matière de réparation des préjudices subis par les populations déguerpies de Kaporo Rail, Kipé 2 et Dimess : recensement rigoureux des ayants droit, mobilisation et morcellement de réserves foncières, remise des premiers titres fonciers à des centaines de ménages, avec l’engagement de régulariser l’ensemble des familles concernées. Dans cette continuité, il lance un vaste programme de récupération et de sécurisation des réserves foncières de l’État, qui permet l’immatriculation de plus de 3 000 réserves sur l’ensemble du territoire national, afin de préserver le patrimoine foncier public, d’anticiper les besoins futurs

en équipements et en logements et de réduire les risques de spéculation. Il initie également un programme spécifique de sécurisation foncière le long du corridor du projet Simandou, destiné à clarifier les droits, prévenir les conflits et faciliter, à tous les niveaux, la mise en œuvre des investissements structurants liés à ce projet stratégique pour l’avenir économique du pays. Dans le même mouvement, il engage un vaste chantier de modernisation des titres fonciers, en travaillant à leur sécurisation et à leur évolution vers des titres biométriques, afin de réduire les risques de fraude, les doubles attributions et les conflits, et de garantir durablement les droits des propriétaires.Conscient de l’obsolescence du cadre juridique et de la lourdeur des démarches, il initie et préside la Commission nationale de la réforme foncière et de l’habitat (CONAREFH). Sous sa coordination, sont élaborés une Politique foncière nationale, un nouveau Code foncier et domanial, une loi d’orientation de l’aménagement du territoire, des textes sur la promotion immobilière et la professionnalisation des agents immobiliers, ainsi que la Politique urbaine nationale et la mise à jour du Schéma national d’aménagement du territoire. En parallèle, il engage un processus de dématérialisation et de digitalisation des procédures d’urbanisme et de construction : obtention et gestion des titres fonciers via des outils numériques, lancement d’une application dédiée et d’un guichet unique du permis de construire, et réforme des circuits d’instruction des permis de construire, des autorisations de modifier ou de démolir, ainsi que des certificats de conformité et d’habitabilité, afin de réduire les délais, limiter la corruption, sécuriser les recettes et rapprocher les services des usagers sur tout le territoire national.

Il porte enfin des projets emblématiques de villes nouvelles, tels que Lambanyi (780 logements sociaux) et Dream City (plus de 9 000 logements et équipements intégrés), conçus comme des villes planifiées, dotées d’infrastructures de mobilité, de services publics et d’espaces verts, dans une logique de lutte contre l’anarchie foncière et de promotion d’un urbanisme durable et inclusif.

Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale

Le 4 février 2026, Mory CONDÉ est nommé Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Il est installé dans ses fonctions le 6 février 2026, avec la mission de piloter, pour la première fois dans l’histoire administrative récente du pays, un département qui regroupe l’ensemble des structures de l’administration du travail au sein d’un même ministère, offrant une vision intégrée, cohérente et stratégique de l’action de l’État dans les domaines de l’emploi, du travail et de la protection sociale.

À la tête de ce département, il entend faire du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale un acteur central de l’action publique sociale. Dès sa prise de fonction, il affiche quatre grandes ambitions structurantes qui guideront son action.

En premier lieu, il fait de l’emploi une priorité absolue, avec l’engagement de lancer un «Plan Stratégique pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat », conçu non comme un catalogue de promesses, mais comme un plan d’actions concertées, territorialisées, assorties d’objectifs mesurables. Ce plan vise à concentrer l’effort public sur les secteurs à fort potentiel que sont l’agro‑industrie, les mines avec un accent particulier sur la transformation locale , le numérique et les services, à simplifier radicalement le cadre légal des affaires pour les petites et moyennes entreprises, véritables pourvoyeuses d’emplois, et à créer, en étroite collaboration avec le ministère en charge de la formation professionnelle, des passerelles efficaces entre la formation professionnelle et les besoins réels des entreprises.

En deuxième lieu, il place le travail décent au cœur de son engagement, se définissant comme un « ministre du dialogue et de l’écoute » et tendant la main aux partenaires sociaux organisations syndicales et patronales – pour instaurer un dialogue franc, sincère, constructif et permanent en milieu de travail. Avec eux, il entend veiller à l’amélioration des conditions de travail, à la juste application du Code du travail, à la promotion de la sécurité et de la santé au travail et d’une culture de paix sociale et de productivité partagée, tout en menant sans relâche la lutte contre le travail des enfants et toute forme de discrimination ou d’exploitation.

En troisième lieu, il érige la protection sociale pour tous en devoir républicain, en s’engageant à œuvrer à l’édification progressive d’un système de protection sociale universelle. La finalisation de la loi sur les Organismes de Protection Sociale, l’élargissement de la sécurité sociale aux professions libérales et aux travailleurs de l’économie informelle, le renforcement des régimes de retraite, ainsi que la mise en place de l’assurance chômage et de l’assurance maladie obligatoire comme filets sociaux efficaces pour les plus vulnérables, constituent des chantiers prioritaires, avec l’ambition de bâtir un système juste, pérenne et digne, conforme à l’idéal de prospérité partagée voulu par le Chef de l’État.

Enfin, en quatrième lieu, il inscrit résolument l’action de son département dans la modernisation administrative par la digitalisation des processus, en annonçant sa volonté de dématérialiser l’ensemble des procédures et services relevant du ministère. Cette digitalisation, qu’il considère non comme un choix mais comme une obligation pour l’ensemble du secteur du travail, doit permettre de renforcer la transparence, la traçabilité et la redevabilité de l’administration du travail, tout en rapprochant les services publics des citoyens et des acteurs économiques.

Forte de son expérience en développement local, en santé publique, en gouvernance territoriale, en coopération internationale, en entreprenariat et en réformes institutionnelles, son action à ce poste vise à placer le travail décent, l’emploi des jeunes, la sécurité sociale et la justice sociale au cœur de la refondation de l’État, dans la perspective d’une Guinée plus inclusive, plus prospère et mieux préparée aux défis du futur.

Profil, vision et qualités de leadership

Mory CONDÉ se distingue par un profil transversal, à la croisée de la société civile, de l’expertise technique et de la haute fonction publique, qui lui permet d’articuler vision stratégique, capacité opérationnelle et sens aigu des réalités de terrain. Conservateur des traditions, profondément attaché aux valeurs culturelles du pays, il se distingue également par sa connaissance fine de l’ensemble des collectivités guinéennes, acquise au fil de son travail dans de nombreux programmes de développement et de gouvernance menés dans presque toutes les communes urbaines et rurales du territoire national.

Sa vision est celle d’un État stratège, proche des citoyens, fondé sur la décentralisation effective, la modernisation de l’administration, la sécurisation des droits et la promotion d’un développement territorial équitable. Il conçoit l’urbanisme, l’aménagement du territoire, l’emploi et la protection sociale comme des leviers structurants d’une transformation durable, inclusive et résiliente de la Guinée, au service de la prospérité partagée et de la cohésion nationale.

Sur le plan humain, il est reconnu pour sa capacité d’écoute, son sens du dialogue et de la médiation, ainsi que pour sa rigueur dans le suivi des engagements pris. Son leadership se caractérise par une forte culture de résultats, un attachement à la transparence et à la redevabilité, une grande disponibilité pour les acteurs de terrain et une détermination à faire avancer les réformes malgré les résistances. Travailleur infatigable, doté d’un esprit d’équipe et d’une grande résilience, Mory CONDÉ s’attache à incarner une gouvernance fondée sur l’exemplarité, la proximité et le service de l’intérêt général.

Formation et Débuts Professionnels

Mory Condé a complété ses études supérieures avec un diplôme en [domaine d’étude pertinent] de l'[Université/Institution], où il a acquis une solide formation en [domaine spécifique]. Sa carrière professionnelle a débuté dans [secteur/entreprise], où il a exercé en tant que [fonction] avant de se lancer dans le secteur public.

Engagement Politique

Impliqué depuis plusieurs années dans la vie politique guinéenne, Mory Condé a occupé divers postes importants au sein du gouvernement et des institutions publiques. Son travail se distingue par son engagement pour la transparence, la responsabilité et la modernisation des institutions. En tant que Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, il a initié des réformes significatives dans la gestion des espaces urbains et la politique du logement.

Réformes et Initiatives

Sous sa direction, plusieurs projets de développement et de réforme ont vu le jour, visant à améliorer les conditions de vie des citoyens guinéens et à renforcer les infrastructures du pays. Parmi ses initiatives notables, on trouve [exemples spécifiques de projets ou réformes]. Son approche est axée sur la création de bases solides pour un développement durable, en mettant l’accent sur la participation citoyenne et la transparence gouvernementale.

Objectifs ultimes