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Le sort de la Guinée incombe à chaque Guinéen, Par Julien Niankoye BOLAMOU

Le sort de la Guinée incombe à chaque Guinéen

Des modèles de réussite ‘’Made in Guinea’’ !

en Guinée, qui ont compris que le développement de ce pays ne peut se faire sans la contribution de ses filles et fils. Ces jeunes de par leurs initiatives posent des actes qui apportent un soulagement aux conditions de vies de nos populations.

Cet article est dédié à deux jeunes qui se sont illustrés non sans difficultés dans deux domaines distincts mais si complémentaires dans le quotidien du guinéen : L’Accès à l’eau potable, L’Hygiène de vie, la santé maternelle et infantile et le développement communautaire. Les deux jeunes ont réussi à mettre en place des structures pérennes : AGIL Internationale et TINKISSO (Tinkisso -Antenna). Aujourd’hui, ces structures occupent des places de choix dans la conduite des politiques publiques notamment dans les secteurs de la Santé, Éducation,  Eau, Hygiène et assainissement, et du développement communautaire.

S’ils sont à ce niveau, ils ont pourtant connu des échecs. Mais ces échecs loin de les décourager et de les pousser à l’abandon de leurs initiatives, ont été perçus comme des défis auxquels ils devaient faire face. Cette vision de l’échec comme une opportunité de se réinventer a permis à Mory Condé (AGIL) et Aboubacar Camara (Tinkisso) de surmonter les aléas conjoncturels et administratifs, pour se hisser au rang de jeunes qui contribuent à l’amélioration de vies des populations et donc au développement de notre pays.

Impacts directs/Création d’emplois et présence dans les communautés

  • 62 emplois directs
  • Plus 21 microentreprises partenaires et soutenues dont 8 avec des actions.
  • Plus de 7 millions de Guinéen par les activités de sensibilisation de masses ou par radios ;
  • 572 304 ménages touchés,
  • 32 points améliorés d’eau créés
  • 14 millions de solution d’eau produite
  • 578 jeunes formés entre 2016 et 2019 en entreprenariat et marketing. Ces jeunes ont aussi l’opportunité d’avoir des stages pour renforcer leurs connaissances par la pratique.

 

  • 81 emplois directs
  • 4321 acteurs communautaires
  • Présence à travers 7 Bureaux dans les 7 régions administratives du pays en plus de Conakry et de des bureaux satellites dans les préfectures de Boffa, Forécariah et Siguiri et dans les 342 collectivités locales à travers des points focaux;
  • 7 projets en cours de mise en œuvre dont 1 qui couvre une région de la Sierra Leone dans le cadre du renforcement de la surveillance des maladies à potentielles épidémiques ;

  • 153 organisations communautaires de base partenaires ;
  • 155 plateformes communautaires des acteurs locaux mis en place et opérationnelles ;
  • 522 membres de COSAH (comité de santé et d’hygiène) formés ;
  • 231 CVPE (Comité Villageois de protection des enfants) mis en place, formés et opérationnels ;
  • 1081 élus locaux formés sur la l’approche Santé – Décentralisation.

 

Ils travaillent ensemble pour améliorer les conditions de vie des communautés rurales!!!

Les deux structures se sont mises en consortium avec CEFAD pour la mise en œuvre du projet « Urban Hygien ». Pour ce projet, 200 bénévoles disséminés à Conakry, Boffa,

Boké et Sangarédi et bientôt dans les autres communautés de l’intérieur du pays.

Une manière de mutualiser les efforts, les forces, les connaissances et les compétences pour mieux produire des résultats qui répondent aux besoins de nos populations à tous les niveaux.

Des leaders qui influencent sur les politiques nationales pour le développement local.

Les résultats des actions de ces deux structures ont fini par convaincre les autorités à revoir certaines politiques dans les domaines de l’hygiène et du développement communautaires. Et font de ces d’eux, des leaders et animateurs dans des ateliers de réflexion sur les politiques sectorielles dans les domaines cités et bien d’autres.

Leurs expériences et parcours doivent inspirer la couche juvénile, afin que la part la créativité dans les initiatives, le courage et la volonté d’apporter sa brique à l’édifice Guinée, la jeunesse cesse d’être acteurs de troubles sociaux, mais soit un acteur de développement et le maillon essentiel à la Guinée de notre rêve : Une Guinée unie où les compétences des jeunes et jumèlent à l’expérience des ainés pour un avenir rayonnant.

Les jeunes guinéens ont de la créativité et de la compétence. Il leur manque des repères, une sorte de « success stories » pour s’ émerger et s’épanouir par l’exploitation du potentiel qui sommeille en chacun d’eux.

Malheureusement, les seuls vrais repères qu’ils voient à l’horizon sont des politiciens véreux et surtout dépourvus de projets reposant sur les besoins et la place de la jeunesse dans notre société. Cette approche d’une génération dont la préoccupation unique est l’intérêt égoïste, ne peut/doit être une référence pour notre jeunesse. Le faire, c’est hypothéquer l’avenir des générations futures dont nous sommes les géniteurs, ainsi

que celui de la nation dont nous sommes héritier(e)s.

Les jeunes au lieu d’être des instruments politiques et utilisés comme des grenadiers voltigeurs des combats politiques qui ne reposent sur aucun projet concret et cohérent, ont mieux à offrir à notre pays. Leurs dynamisme et fougue doivent se décupler dans la quête de l’excellence, en vue d’une meilleure compétitivité dans les domaines de développement des peuples et des nations.

C’est en cela que je magnifie et loue l’exemplarité de Aboubacar CAMARA et Mory CONDE. Ils ont montré que nous n’avons pas besoin de courber l’échine et faire les lèches-bottes pour se faire une place dans au soleil et prouver ainsi que la jeunesse a de la personnalité et des compétences à faire valoir. En plus du travail qu’ils font, ils prennent également le temps de faire des réflexions autour des questions d’essences collectives et proposer des solutions d’amélioration.

Il est temps de valoriser le travail des jeunes qui ont pris conscience de leurs capacités à transformer notre société, pour d’autres les emboitent les pas. Car ils ont les mêmes visions, un langage commun et naturellement, une même lecture de la préoccupation des jeunes.

Nous avons besoin de ces modèles dans toutes les sphères de la vie de la nation pour qu’émerge une nouvelle génération de guinéens : La génération 2.0 !

Une génération qui s’extirpe du cercle vicieux de l’ethnostratégie et promeut les valeurs d’une Guinée unie dans sa diversité à tout point de vue. Une Guinée où les compétences sont mises en valeur et où les plus brillants ne se servent de la majorité médiocre pour les enfoncer davantage, mais les aide à se performer et à se hisser au rude niveau de la concurrence. Car, nul ne se contente d’être

médiocre s’il est soumis à la compétitivité de la vie.

J’invite ainsi les jeunes à cet esprit et à s’inspirer de ces modèles. Ils ne sont pas seuls. En Guinée ou à l’extérieur nombre de jeunes dans l’ombre de la discrétion font bouger les lignes. Ils sont tous des modèles, chacun dans un domaine précis.  À nous de nous en inspirer. Car nous nous devons de prendre les meilleurs exemples dans notre cheminement au risque de nous perdre. Pourtant, chacun de nous à sa part de pierre à apporter à la construction de l’édifice commun.

 

 

   Niankoye Bolamou (Julien)

Spécialiste en recherche et analyse d’opinions publiques, 
Suivi et Évaluation des projets/programmes et politiques 
de développement.
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